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Le Marineland d’Antibes : un enfer sur terre pour les cétacés

J’ai participé le 16 août dernier à la manifestation organisée par le Groupe Anti-Captivité (GAC), devant le Marineland d’Antibes pour y dénoncer la captivité des cétacés.

Le Marineland d’Antibes, c’est 50 ans d’existence et 50 ans d’exploitation animale. 48 cétacés (dont 36 dauphins) sont morts depuis sa création, soit quasiment un animal mort chaque année : un enfer sur terre pour ces animaux. Face à cette situation morbide, les mots ne suffisent plus, il faut passer à l’action. C’est pourquoi je participe aux actions menées par le Groupe Anti-Captivité (GAC), qui regroupe de nombreuses associations de défense des droits des animaux, comme One Voice ou encore Sea Shepherd. Le but ? Sensibiliser le grand public à la souffrance des animaux captifs. Les cétacés ne sont pas faits pour obéir à nos envies de divertissement, leur place est dans les mers et les océans, en liberté.

Animaux et soigneurs·ses en souffrance

Les animaux sont des êtres vivants, sensibles et intelligents. Une vidéo tournée depuis l’intérieur du Marineland par un ancien soigneur montre clairement les conséquences dramatiques de la captivité sur les cétacés : les animaux dépriment à force de tourner en rond dans des bassins bien trop exiguës pour eux. Pour rappel une orque parcours jusqu’à 160 kilomètres par jour dans la nature, là elles se retrouvent coincées dans des bassins de 32 mètres de largeur et 62 mètres de longueur seulement. A force de tenter de s’échapper, les orques rongent les bords du bassin au point de s’élimer complètement les dents et finissent avec des gencives infectées. Mais alors, que font les soigneurs ? Il est impossible pour les soigneurs de faire leur travail correctement, lorsqu’on sait que la pharmacie dont ils disposent fait en tout et pour tout 2m2 et ne contient pas les médicaments nécessaires et adaptés aux animaux qui ont besoin d’être soignés. Cette situation est une souffrance pour les animaux, comme pour les humains.

Des animaux capturés pour être enfermés à vie

Bien rares sont les cas où ce sont des animaux sauvages malades, qui sont récupérés pour être soignés. En réalité, les animaux malades soignés ne sont jamais relâchés dans la nature, même lorsqu’ils pourraient tout à fait se réadapter à leur habitat d’origine. Pire, les cétacés en bonne santé sont capturés pour être enfermés au Marineland et sont utilisés pour les spectacles d’acrobaties. Pire encore ? De nombreux animaux naissent en captivité et lorsqu’ils ne sont pas morts-nés, ce qui a été le cas de plusieurs nouveaux-nés orques au Marineland, ils sont voués à passer la totalité de leur vie en aquarium, sans jamais avoir connu la mer ou l’océan. Pour mettre en place ses spectacles d’orques et de dauphins, le Marineland affame les animaux et les rétribue en nourriture pour qu’ils obéissent aux ordres donnés.

Face à cette situation inacceptable, ma demande et celle du GAC est claire : la fermeture totale et définitive du Marineland comme lieu de divertissement.

Quand l’Union européenne défend les animaux

Au-delà des actions de terrain auxquelles je participe, je défends aussi les animaux au sein des institutions européennes. Je suis membre de l’« Intergroupe pour les droits des animaux » au sein du Parlement européen. Ensemble avec les autres député.e.s de l’Intergroupe, nous comparons les différentes situations existantes à travers l’Union européenne, afin d’apporter une réponse législative qui protège les animaux de façon égalitaire dans tous les Etats membres. Cela signifie prendre en compte les législations actuelles existantes, pour les améliorer et les rendre facilement applicables pour un maximum d’efficacité. En tant qu’Intergroupe, nous avons la possibilité de proposer des résolutions à l’ensemble du Parlement européen pour sensibiliser les député·e·s à l’urgence de la lutte contre la captivité des animaux, ainsi que d’écrire un rapport d’initiative afin d’encourager la Commission européenne à se saisir du sujet.

Le message diffusé par le Groupe Anti-Captivité prend de l’ampleur et est de plus en plus soutenu par le grand public. « Au début, les gens ne comprenaient pas vraiment pourquoi nous manifestions devant le Marineland, qui s’apparente à un lieu de divertissement pour les familles. Maintenant, les voitures qui passent klaxonnent pour nous soutenir, et les familles y compris les enfants comprennent pourquoi ce spectacle morbide doit cesser. Aimer les animaux, c’est leur laisser leur liberté ».

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